KPI’s ou Key Performance Indicator – définition

KPI’s ou Indicateur Clé de Performance

  KPI’s ou Key Performance Indicator – définition

Des indi­ca­teurs per­mettent le sui­vi de la per­for­mance de cha­cun des pro­ces­sus (ou maillons) de la Sup­ply Chain.

Les indicateurs clés de performance fréquents

  • Taux de service

. Mesu­rer la per­for­mance de livrai­son en réponse à une demande client : livrer les quan­ti­tés deman­dées à la date souhaitée.

  • Taux de Ser­vice Interne : entre 2 maillons de la Sup­ply Chain, entre 2 ate­liers qui se suc­cèdent dans la production
  • Taux de Ser­vice Clients :

. Per­çu par le client lui-même : Taux de ser­vice qui sera mesu­ré sur les don­nées per­çues par le client : quan­ti­té réel­le­ment reçue, date de récep­tion dans les locaux du client ; don­nées mesu­rées par le client ou trans­mises par le transporteur

. Cal­cu­lé par rap­port au délai de livrai­son moyen connu entre le départ usine et la livrai­son chez le client

Plusieurs façons de calculer le taux de service

  • Tout d’abord déter­mi­ner les four­chettes d’acceptation en quan­ti­té et en date, par exemple quan­ti­té à +/-5%, livrai­son à ‑1/+0J, don­nées qui peuvent être dis­cu­tées avec le client final
  • Cal­cu­ler le taux de ser­vice deman­dé (par rap­port à la demande ini­tiale du client) et le taux de ser­vice pro­mis (par rap­port aux quan­ti­tés et aux dates confir­mées par l’entreprise ou l’atelier amont, et prendre des actions pour que le taux de ser­vice deman­dé s’améliore lui aussi
  • Cer­tains clients peuvent être stra­té­giques et le taux de ser­vice visé pour ces clients peut être très proche de 100%, ce qui sous-entend qu’en cas de dif­fi­cul­té, ils seront trai­tés en priorité
  • Cal­cu­ler des taux de ser­vice à la ligne de com­mande, ou à la commande
  • Taux de ser­vice fournisseur

Sur la base des mêmes calculs, en se positionnant en tant que client de notre fournisseur

  • Taux qua­li­té fournisseur

Pour mesu­rer ici la qua­li­té des livrai­sons d’un four­nis­seur don­né, ce taux peut se cal­cu­ler sur plu­sieurs cri­tères : aspect des livrai­sons, qua­li­té des pro­duits livrés, cer­ti­fi­ca­tion du four­nis­seur, nombre de récla­ma­tions pro­duit ayant engen­dré des impacts en production,…

  • Taux de confirmation

Mesu­rer la capa­ci­té de l’entreprise à confir­mer une demande d’un client : com­mande ou demande

Ce taux se mesure par l’évolution de la demande/commande dans le cir­cuit manuel ou infor­ma­tique : demande /commande client reçue ou temps pas­sé pour confir­ma­tion au client. Il convien­dra de mesu­rer ensuite le % de demandes/commandes confir­mées dans le délai sou­hai­té (par exemple ins­crire comme bonne toute com­mande confir­mée en 24h maxi)

  • Fia­bi­li­té des prévisions

Mesu­rer en fin de période la fia­bi­li­té des pré­vi­sions par rap­port aux com­mandes réel­le­ment reçues et livrées. Faire atten­tion ici aux mailles de la pré­vi­sion ( à la famille, au sec­teur) et à celles des ventes (à l’article, au client), à la prise en compte ou non des com­mandes reçues non encore livrées sur la période concer­née. Par exemple, mettre en place les indi­ca­teurs MAPE (Mean Abso­lute Per­cen­tage Error) et WAPE (Weigh­ted Abso­lute Per­cen­tage Error) (voir défi­ni­tions glossaire)

  • % de com­mandes livrées complètes

Mesu­rer le % de com­mandes livrées en 1 seule fois et dans le délai par rap­port au nombre total de com­mandes (OTIF : On Time In Full) ; dans l’objectif de réduire les coûts de trans­ports, et de mesu­rer la vision qu’à le client de notre capa­ci­té à le livrer.

  • Taux de réa­li­sa­tion du budget

Mesu­rer la réa­li­sa­tion mois par mois des ventes par rap­port au bud­get ini­tial. Avec les mêmes pré­cau­tions que pour le sui­vi des prévisions

Mesurer les niveaux de stocks et réaliser leur classification ABC

  • Niveaux des stocks

Mesu­rer le niveau des stocks selon dif­fé­rents cri­tères de tri :

         En quan­ti­té : expri­més en volumes (Tonnes, pièces, kg, nombre…) et en € (valo­ri­sés au prix d’achat ou au prix de revient) 

  • Par famille : matières pre­mières, semi-finis, pro­duits finis
  • Par sec­teur de vente voire par clients
  • Par âge : selon la date de mise en stock, en vue de leur décote
  • Par classe ABC : A très ven­du, B moyen­ne­ment ven­du, C peu ven­du avec des niveaux de clas­si­fi­ca­tion à défi­nir (Voir les fiches outils du Livre Blanc L’ABC de l’optimisation des stocks)
  • Par typo­lo­gie de stock : stock bon, en qua­ran­taine ou en cours d’analyse, déclas­sé, rebuts

En cou­ver­ture : jours/semaines/mois :

  • Par rap­port aux quan­ti­tés ven­dues ou consom­mées sur Ordre de fabri­ca­tion sur la période pré­cé­dente (mois ou tri­mestre ou semestre ou année)
  • Par rap­port aux quan­ti­tés pré­vues en vente (et en consom­ma­tion sur Ordre de Fabri­ca­tion pour satis­faire les ventes pré­vues) sur les pro­chains mois

  • Taux de rota­tion des stocks

Mesu­rer le taux de renou­vel­le­ment du stock pour réa­li­ser le chiffre d’affaires dans une période donnée

  • L’âge du stock

Mesu­rer la durée moyenne pen­dant laquelle les pro­duits (Matières pre­mières, semi-finis et pro­duits finis res­tent en stock)

  • Coût du stock

Coût des matières et pro­duits sto­ckés, mais aus­si coût du sto­ckage avec une esti­ma­tion de ce coût par rap­port à l’âge du stock et aux nombre de mou­ve­ments dans le stock

  • Taux de rupture

Mesu­rer sur une période don­née le nombre de fois où il a été impos­sible de livrer ou de pro­duire par manque d’un pro­duit fini ou d’un composant.

  • Taux de jus­tesse des inventaires

Mesu­rer l’écart de stock en % de la quan­ti­té ou de la valo­ri­sa­tion, entre le stock inven­to­rié et le stock qui aurait dû être pré­sent au moment de l’inventaire (écart entre le stock phy­sique et le stock informatique)

Ce taux se décline aus­si en famille, en catégorie,…

  • Taux de remplissage

Mesu­rer le taux de rem­plis­sage d’une pla­te­forme : occu­pa­tion des empla­ce­ments, ce taux peut être mesu­ré par l‘outil infor­ma­tique. Les WMS (Ware­house Mana­ge­ment Sys­tem) notam­ment per­mettent de le décli­ner à la typo­lo­gie d’emplacement, aux zones de stockage,…

  • Clas­si­fi­ca­tion de stocks

Clas­ser les stocks selon leur poids dans les ventes (ou dans les consom­ma­tions) : en € ou en volume. On dis­tingue géné­ra­le­ment 4 classes A, B, C et D défi­nies sur les taux suivants :

  •  Les pro­duits A repré­sentent 80% des ventes (ou des consommations)
  •  Les pro­duits B repré­sentent 15% des ventes (ou des consommations)
  •  Les pro­duits C repré­sentent 5% des ventes (ou des consommations)
  •  Les pro­duits D ne sont pas ven­dus (ou pas consommés)

  • Taux d’occupation des machines

Mesu­rer en % l’occupation des machines par la pro­duc­tion néces­saire pour satis­faire les ventes, les pré­vi­sions sur une période don­née par rap­port à des gammes stan­dards de production

  • Pro­duc­ti­vi­té

Mesu­rer la pro­duc­ti­vi­té : nombre de picking en pré­pa­ra­tion de com­mandes, nombre de camions en récep­tion, en expé­di­tion, nombre de palettes expé­diées, nombre de palettes rangées,…

  • Quelques indi­ca­teurs de production

  • % de « bons du 1er coup »
  • % de rebuts
  • % de second choix
  • Quan­ti­té pro­duite par uni­té de main d’œuvre, pour une appré­cia­tion syn­thé­tique de la pro­duc­ti­vi­té d’un atelier
  • Pro­duc­ti­vi­té pour chaque étape

 

 

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