Coût de Possession de Stock ou CPS – Définition

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Coût de Possession de Stock : pas de stock, pas de coûts ?

Si vous n’a­vez pas de stock, vous n’a­vez pas de coûts. A l’inverse, plus vous aug­men­tez votre stock plus le coût de pos­ses­sion de ce der­nier va augmenter. 

On l’aura com­pris, les coûts de pos­ses­sion des stocks sont les coûts liés à leur sto­ckage et à leur entre­tien durant une cer­taine durée. 

Géné­ra­le­ment, ils sont défi­nis comme un pour­cen­tage de la valeur du stock et ils varient for­te­ment selon le domaine d’ac­ti­vi­té des entre­prises. Il est com­mu­né­ment admis que les coûts de sto­ckage repré­sentent jusqu’à 25% de la valeur du stock disponible. 

Définition du stock

On appelle stock tout article ou tout pro­duit déte­nu par une entre­prise, soit le résul­tat de l’écart entre le flux d’entrée des articles et leur flux de sortie. 

  Le flux de sor­tie cor­res­pond aux consom­ma­tions des clients pour les pro­duits finis et à la consom­ma­tion par la pro­duc­tion pour les matières pre­mières. Ce sont les com­mandes et/ou les pré­vi­sions qui vont défi­nir le besoin en stock pour répondre : dans les délais, en qua­li­té et en quan­ti­té à la demande client. Ce flux cor­res­pond aux com­mandes n’est pas « maî­tri­sable » par l’entreprise. Il peut connaître d’importantes fluc­tua­tions d’un mois sur l’autre. Le flux d’entrée cor­res­pond aux com­mandes pas­sées par les équipes d’approvisionnements et de la ges­tion des stocks. C’est le seul flux que maî­trise réel­le­ment toute entre­prise.

L’entreprise ne dis­pose donc que d’un levier pour régu­ler son stock. En effet, si elle maî­trise cor­rec­te­ment le flux entrant, elle évite le risque de créer soit du sur­stock soit des rup­tures de stock. 

De la nécessité d’avoir un stock ?

L’existence du stock pour­rait se résu­mer ain­si : le fait que l’entreprise veuille satis­faire la demande client. 

Ain­si, le stock per­met à l’entreprise de conti­nuer à satis­faire la demande client même s’il existe un déca­lage entre le flux entrant (les appro­vi­sion­ne­ments) et le flux sor­tant (les com­mandes clients). En effet, on peut sou­vent consta­ter que le délai d’obtention des matières et de pro­duc­tion est supé­rieur au délai de trai­te­ment de  la com­mande du client. Mais ce n’est pas la seule rai­son qui pousse l’entreprise à consti­tuer un stock. 

Stocks et fonctions

  • La régu­la­tion : les stocks per­mettent le lis­sage des irré­gu­la­ri­tés d’ap­pro­vi­sion­ne­ments et/ou de la pro­duc­tion, réduisent les risques de rup­tures et favo­risent le main­tien d’une acti­vi­té continuelle

  • La logis­tique : les stocks per­mettent de main­te­nir les articles à proxi­mi­té de leur lieu de consom­ma­tion. Ils limitent consi­dé­ra­ble­ment les délais d’attente

  • Fonc­tion éco­no­mique : lorsque le four­nis­seur accorde des remises impor­tantes pour des achats en grande quan­ti­té, le sto­ckage peut s’avérer utile. De même, dans un objec­tif d’optimisation des appro­vi­sion­ne­ments, la consti­tu­tion d’un stock est géné­ra­le­ment une solu­tion indiquée

  • L’anti­ci­pa­tion : le sto­ckage per­met de gérer des hausses de prix des matières ou des pro­duits ache­tés ou ven­dus. Il s’agit ici de stocks saisonniers

  • La tech­nique : le stock peut être lié à une contrainte du pro­cess avant la consom­ma­tion des articles. C’est le cas du séchage du bois, de la matu­ra­tion des fruits et légumes, de la fer­men­ta­tion des vins…

Le pro­blème d’un sur­stock est avant tout finan­cier. Tout stock coûte à l’entreprise.

Le Coût de Possession de Stock

La plu­part des logis­ti­ciens et chefs d’entreprises s’accordent à dire que le stock coûte, mais peu connaissent en détails leurs propres coûts de stockage. 

On estime que le stock coûte entre 15 et 35% de sa valeur par an. Ce pour­cen­tage, appe­lé « Taux de pos­ses­sion » est un moyen rapide de don­ner un aper­çu de la charge finan­cière que repré­sente un stock. 

En théo­rie cette esti­ma­tion est suf­fi­sante mais dans la pra­tique, ce taux de pos­ses­sion ne peut être uti­li­sé seul. En effet, il fait varier linéai­re­ment le coût avec la quan­ti­té d’ar­ticles en stock. Or le coût de pos­ses­sion peut varier par paliers et non linéai­re­ment. Par exemple, si vous avez besoin de construire un nou­vel entre­pôt ou de faire appel à un nou­veau 3PL pour aug­men­ter vos capa­ci­tés de sto­ckage vous allez devoir faire un inves­tis­se­ment qui va se réper­cu­ter sur l’en­semble du coûts des stocks, cf. ci-des­sous les frais de magasinage. 

Ce coût est composé de 3 éléments

  • Les « Frais finan­ciers » : pos­sé­der un stock revient à avan­cer de l’argent jusqu’à ce que la vente du pro­duit fini soit réa­li­sée. En outre, cer­taines entre­prises empruntent pour finan­cer leur stock ce qui occa­sionne des frais supplémentaires
  • Les « Frais de maga­si­nage » : ce poste regroupe l’ensemble des frais liés au fait de sto­cker. On trou­ve­ra donc les salaires des maga­si­niers, les frais d’entretien des cha­riots, le coût du bâti­ment ou encore, les assu­rances, le coût du sys­tème d’information…
  • Les « Frais de dépré­cia­tion » : ces frais repré­sentent les charges liées aux varia­tions de stocks sur une période.
L’ensemble de ces charges repré­sentent donc ce que coûte direc­te­ment et indi­rec­te­ment un stock à l’entreprise.

Il est impor­tant de suivre cet élé­ment au même titre que les indi­ca­teurs de per­for­mance logis­tiques car, ils sont un bon moyen d’évaluer l’impact de la poli­tique de ges­tion des stocks sur les finances de l’entreprise.

  Le cal­cul des coûts de pos­ses­sion de stock est dis­po­nible sur le blog de Chris­tian Hohmann

 

 

 

 

 

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