Sylvain Astier – Interview Passion Supply Chain

Syl­vain, ori­gi­naire de Haute-Savoie a rejoint l’équipe ALOER le 9 mars 2020 en tant que Consul­tant Sup­ply Chain junior. Mais comme beau­coup d’entre nous avec l’arrivée de l’é­pi­dé­mie du Coro­na­vi­rus-COVID-19, il a dû très vite ren­trer se confi­ner chez lui, jusqu’en mai 2020. Un aller-retour qui n’a guère alté­ré la confiance mutuelle ni la moti­va­tion de notre collaborateur.

Comment as-tu vécu ces 1ers mois de confinement en 2020, éloigné physiquement de tes collègues ?

Le début de mon expé­rience au sein d’ALOER Consul­tants est loin de res­sem­bler à celui auquel je m’attendais ! Je n’ai pas­sé qu’une semaine sur place avant que tout le monde ne doive se confi­ner à domi­cile. For­cé­ment, il a été plus long de ren­con­trer mes col­lègues, d’échanger et de mettre en place une dyna­mique de tra­vail. Je suis reve­nu au bureau avec un rythme fixe en mai, ce qui m’a per­mis de voir mes col­lègues qui eux, pas­saient tour à tour afin de res­pec­ter les jauges et les mesures de distanciation.

On aime­rait en savoir un peu plus sur toi et ton métier…

Sylvain, quel métier te faisait rêver lorsque tu étais enfant ?

Astro­naute, pour voya­ger dans l’espace. Mais pour­quoi pas en pro­fi­ter pour déve­lop­per une Sup­ply Chain au niveau interplanétaire ?

Parle-nous de ton École l’INP-ENSIACET et de ton expérience VIE en 2018 ?

Au sein de mon cur­sus Génie Indus­triel à l’INP-ENSIACET j’ai pu acqué­rir des connais­sances tech­niques, mais aus­si fonc­tion­nelles et métier pour faire face à des domaines indus­triels com­plexes. Cette for­ma­tion m’a atti­ré car elle per­met d’intervenir dans de nom­breux sec­teurs d’activité pour déve­lop­per les pro­ces­sus opé­ra­tion­nels, sup­port et pilo­tage, ain­si que leurs doubles digitaux.

A l’issue de ma for­ma­tion j’ai sou­hai­té avoir une pre­mière expé­rience pro­fes­sion­nelle à l’étranger. Je suis donc par­ti en Angle­terre, où je me suis immer­gé dans une culture dif­fé­rente pen­dant un an et demi. Cela m’a beau­coup appris pro­fes­sion­nel­le­ment et personnellement.

Quel a été le déclic ou l’expérience qui t’a amené à t’intéresser à la Supply Chain ?

J’étais ini­tia­le­ment inté­res­sé par les domaines en lien avec la ges­tion de pro­duc­tion. En par­ti­cu­lier, les flux maté­riels et infor­ma­tiques et la ges­tion des stocks asso­ciés. Puis, au fur et à mesure de mes stages et expé­riences, j’ai élar­gi ce champ de vision pour m’intéresser à ces enchai­ne­ments de tâches d’un point de vue plus glo­bal, ce qui m’a natu­rel­le­ment ame­né vers la Sup­ply Chain.

Quelles sont les qualités essentielles pour exercer ton métier de Consultant en Supply Chain ?

Les plus impor­tantes pour moi sont l’adaptabilité et la curio­si­té. En somme, il faut une cer­taine envie d’apprendre. En rajou­tant à cela une bonne dyna­mique, les com­pé­tences tech­niques s’acquièrent rapi­de­ment et naturellement.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Dif­fi­cile d’en citer un en par­ti­cu­lier. Les meilleurs sou­ve­nirs sont pour moi les bons retours des uti­li­sa­teurs lorsqu’on met en place une solu­tion. Lorsque nos clients ou nos col­lègues nous donnent des retours posi­tifs et que l’on sait que les solu­tions tech­niques pro­po­sées vont leur faci­li­ter le tra­vail et seront uti­li­sées, cela est extrê­me­ment stimulant.

Ton plus gros challenge ?

Étant arri­vé pile en période Covid, il s’agit de la par­tie tra­vail à dis­tance : tant avec les clients qu’avec les col­lègues. Les com­mu­ni­ca­tions en télé­tra­vail n’étant pas ce qu’elles sont en phy­sique, il  a fal­lu apprendre à s’adapter.  Il n’est pas tou­jours facile de se rendre compte de tous les élé­ments clés en visio­con­fé­rence.  Mais nous avons réus­si à mener à bien les projets.

Quelles sont les difficultés liées à la nature de ton métier ?

Bien que sti­mu­lante, la rela­tion cliente reste assez stres­sante. Il est dif­fi­cile par­fois de savoir quoi dire, à quel moment et à quelles per­sonnes. N’étant pas interne aux entre­prises ce tra­vail est déli­cat, sur­tout quand il s’agit de remettre en cause le client et par­fois ses demandes, lorsqu’on sait qu’elles ne seront pas réalisables.

Il faut éga­le­ment être rigou­reux et savoir pas­ser d’un pro­jet à l’autre en cours de jour­née : une gym­nas­tique men­tale qui peut s’avérer dif­fi­cile à mettre en œuvre.

Avec la révolution digitale des métiers de la Supply Chain, les enjeux sont passionnants. Si tu devais convaincre des étudiants de s’intéresser aux métiers de la Supply Chain : que leurs dirais-tu ?

La Sup­ply Chain est pré­sente dans tous les sec­teurs d’activité, cela offre de larges pers­pec­tives sans se cloî­trer dans un seul. Dans un monde où l’on cherche à se faire livrer le plus vite pos­sible, il faut savoir res­pec­ter des délais sans trop gon­fler son stock. Les défis sont nom­breux et les solu­tions pour y par­ve­nir aus­si.  Les métiers Sup­ply Chain per­mettent de gar­der une vision proche du ter­rain, en étant en rela­tion avec de nom­breux ser­vices internes, mais aus­si des entre­prises externes. Le tout sou­vent dans un contexte inter­na­tio­nal. Ceux qui recherchent des chal­lenges pour péren­ni­ser la logis­tique tout en l’optimisant ne seront pas déçus.

Mer­ci d’a­voir par­ti­ci­pé à l’in­ter­view Pas­sion Sup­ply Chain