Multi-sourcing de la chaîne d’approvisionnement – définition

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Panier de morilles illustrant le multi-sourcing de la chaîne d'approvisionnement - Supply chain

Le mul­ti-sour­cing de la chaîne d’ap­pro­vi­sion­ne­ment – sup­ply chain consiste à enga­ger simul­ta­né­ment plu­sieurs four­nis­seurs pour un même pro­duit ou com­po­sant afin de sécu­ri­ser les flux logis­tiques et de sti­mu­ler la compétitivité.

Multi-sourcing de la chaîne d’approvisionnement : définition

« Mettre tous ses œufs dans le même panier four­nis­seur, c’est confor­table jus­qu’au jour où le panier tombe ! » C’est pré­ci­sé­ment le risque que le mul­ti-sour­cing per­met d’éviter.

Le mul­ti-sour­cing (ou appro­vi­sion­ne­ment mul­tiple) est une stra­té­gie d’a­chats. Elle consiste à faire appel à plu­sieurs four­nis­seurs dis­tincts pour une même caté­go­rie de pro­duits, com­po­sants ou ser­vices, plu­tôt que de dépendre d’un four­nis­seur unique.

L’ob­jec­tif : répar­tir le risque d’ap­pro­vi­sion­ne­ment, pré­ser­ver la conti­nui­té de pro­duc­tion et gagner en pou­voir de négociation.

Pourquoi les directions y recourent

Depuis les rup­tures d’ap­pro­vi­sion­ne­ment mon­diales (pénu­ries de semi-conduc­teurs, ten­sions logis­tiques, aléas géo­po­li­tiques), le mul­ti-sour­cing est pas­sé du sta­tut de bonne pra­tique achats à celui de sujet Comex.

Les béné­fices attendus :

  • Rési­lience opé­ra­tion­nelle : si un four­nis­seur fait défaut (rup­ture, faillite, sinistre géo­po­li­tique), la pro­duc­tion conti­nue via les autres sources,
  • Levier de négo­cia­tion : la mise en concur­rence limite la dépen­dance tari­faire à un four­nis­seur unique,
  • Flexi­bi­li­té de capa­ci­té : pos­si­bi­li­té d’ab­sor­ber un pic de demande en répar­tis­sant les volumes,
  • Réduc­tion du risque de concen­tra­tion géo­gra­phique, un enjeu cen­tral pour les direc­tions sup­ply chain depuis 2020.

Les limites à ne pas sous-estimer

Le mul­ti-sour­cing n’est pas gratuit.

Il implique une com­plexi­té accrue :

  • qua­li­fi­ca­tion et audit de plu­sieurs fournisseurs,
  • mul­ti­pli­ca­tion des contrats,
  • hété­ro­gé­néi­té poten­tielle de la qualité,
  • et par­fois une perte des remises de volume liées à la concen­tra­tion des achats chez un seul acteur.

Sans pilo­tage rigou­reux (via un ERP ou un pro­ces­sus S&OP struc­tu­ré), la coor­di­na­tion entre sources peut deve­nir plus coû­teuse que le risque qu’elle cherche à couvrir.

Multi-sourcing, dual sourcing, near-shoring : ne pas confondre

Le dual sour­cing est un cas par­ti­cu­lier de mul­ti-sour­cing limi­té à deux four­nis­seurs.

Le near-sho­ring, lui, porte sur la loca­li­sa­tion géo­gra­phique des four­nis­seurs (rap­pro­che­ment des sites de pro­duc­tion). Il peut se com­bi­ner avec une stra­té­gie mul­ti-source pour réduire à la fois le risque four­nis­seur et le risque logis­tique.

Réussir sa stratégie de multi-sourcing

  • Seg­men­ter les achats par cri­ti­ci­té (type matrice de Kral­jic) pour cibler les caté­go­ries où le risque jus­ti­fie la mul­ti­pli­ca­tion des sources,
  • Qua­li­fier les four­nis­seurs alter­na­tifs en amont, avant la crise plu­tôt que pendant,
  • Répar­tir les volumes de façon stra­té­gique, sans diluer exces­si­ve­ment le pou­voir de négociation,
  • Fia­bi­li­ser la visi­bi­li­té sur les stocks, délais et per­for­mances four­nis­seurs grâce à un ERP inté­gré et un pilo­tage S&OP par­ta­gé entre ventes, pro­duc­tion et finance.

FAQ – Multi-sourcing de la chaîne d’approvisionnement

Le mul­ti-sour­cing aug­mente-t-il les coûts d’a­chat ?

Pas néces­sai­re­ment à volume constant. Mais la perte des remises liées à la concen­tra­tion des achats et les coûts de qualification/audit mul­tiples peuvent réduire l’a­van­tage prix à court terme. Le gain se mesure sur­tout en réduc­tion du coût du risque.

Quelle dif­fé­rence entre mul­ti-sour­cing et dual sour­cing ?

Le dual sour­cing est une forme res­treinte de mul­ti-sour­cing, limi­tée à deux four­nis­seurs pour une même réfé­rence, sou­vent pour un pilo­tage plus simple.

Pour quels achats le mul­ti-sour­cing est-il recom­man­dé ?

Prin­ci­pa­le­ment pour les com­po­sants ou matières cri­tiques à fort risque de rup­ture ou à forte dépen­dance géo­gra­phique, iden­ti­fiés via une seg­men­ta­tion des achats.

Le mul­ti-sour­cing rem­place-t-il le stock de sécu­ri­té ?

Non, les deux sont com­plé­men­taires. Le stock de sécu­ri­té couvre les aléas de court terme, le mul­ti-sour­cing sécu­rise la conti­nui­té d’ap­pro­vi­sion­ne­ment sur le moyen-long terme.

Le mul­ti-sour­cing convient-il aus­si aux PME ?

Oui, à condi­tion de le cibler sur les réfé­rences vrai­ment cri­tiques. Une PME n’a ni l’in­té­rêt ni les res­sources à mul­ti­plier les four­nis­seurs sur l’en­semble de son catalogue.

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