
Définition du SaaS
Le terme SaaS – Software as a Service – désigne un mode de fourniture logicielle dans lequel une entreprise accède à une application via Internet :
- le plus souvent par abonnement,
- sans installer ni maintenir le logiciel sur ses propres serveurs.
L’utilisation de la solution logicielle est généralement facturée selon un abonnement mensuel, et le nombre d’utilisateurs.
En mode Saas, les mises à jour, la maintenance et la sécurité sont en principe gérées par l’éditeur de ces solutions logicielles.
A priori, cette gestion par l’éditeur, simplifie le déploiement des logiciels et réduit la charge informatique interne.
Dans le contexte ERP et supply chain, ce modèle permet de piloter :
- les fonctions classiques d’un ERP : les achats, stocks, la production,… ou encore les flux financiers,
- les fonctions APS : les prévisions, la planification, l’ordonnancement ou les fonctions SCE comme la logistique d’entrepôt…
Et ce, depuis une plateforme cloud centralisée.
Quelles solutions SaaS ERP et supply chain ?
Dans l’univers des logiciels ERP et supply chain, l’on retrouve des solutions de comptabilité, fabrication… de planification des ressources d’entreprise – APS, de gestion d’entrepôt – WMS, de transport – TMS, de commandes, de traçabilité – LIMS…
Les éditeurs les plus avancés comme Infor, SAP, Oracle ou Microsoft proposent des suites métier disponibles en SaaS, tout comme des solutions spécialisées pour la finance, les achats, le CRM ou la supply chain / logistique.
Ce modèle convient aux organisations qui souhaitent déployer rapidement une solution, harmoniser leurs processus et connecter plusieurs sites ou filiales.
Cependant, des réticences au mode Saas existent. Et notamment dans les métiers où la sécurité des données est particulièrement sensible.
Avantages du SaaS
Le SaaS présente plusieurs atouts pour les projets ERP et supply chain.
Il permet :
- d’accélérer le déploiement,
- de limiter les investissements initiaux en infrastructure,
- de faciliter l’accès à distance,
- et de bénéficier de mises à jour continues sans intervention lourde des équipes SI internes.
Pour les entreprises multisites ou en croissance, c’est un moyen efficace de standardiser les processus, d’améliorer la visibilité des opérations et de soutenir une montée en charge plus souple.
Limites du SaaS
Le SaaS n’est toutefois pas exempt de contraintes.
La dépendance à la connexion Internet peut impacter l’usage opérationnel.
De plus, le modèle par abonnement peut devenir/est coûteux sur la durée, notamment pour des périmètres fonctionnels larges ou avec de nombreux utilisateurs de la solution logicielle.
Dans les environnements ERP et supply chain, les entreprises peuvent aussi rencontrer des limites :
- de personnalisation,
- d’intégration avec des systèmes legacy ou de maîtrise des données selon l’architecture retenue.
SaaS versus On Premise : quelles différences ?
A l’inverse du mode Saas, nous l’avons vu plus haut, un logiciel On Premise est installé/hébergé sur les propres serveurs de l’entreprise qui l’utilise. C’est ce que l’on appelle le « mode licence ».
L’évolution et les mises à jour du logiciel sont alors de la responsabilité des services informatiques internes à l’entreprise. Si ces mises à jour sont également et régulièrement proposées par l’éditeur, elles n’en restent pas moins chronophages, voire payantes, si elles sont confiées au prestataire intégrateur du logiciel.
Concernant la sécurité des données, elle dépend On premise :
- soit des compétences en sécurité informatique mobilisées en interne,
- soit de l’hébergeur qui propose ses garanties de sécurité. En effet, l’on peut aussi faire ce choix de faire héberger son logiciel On Premise chez un hébergeur applicatif extérieur à l’entreprise. Ce mode est parfois appelé mode hybride.
A noter
Si une entreprise envisage d’avoir recours à un logiciel sur une longue période, ou/et possède un grand nombre d’utilisateurs, alors opter pour une solution On premise peut s’avérer plus économique qu’une solution cloud.
En effet, les solutions On premise sont vendues avec une licence qui permet leur utilisation ad vitam eternam, autrement dit jusqu’à ce qu’elles soient obsolètes.
Les entreprises n’ont plus qu’à s’acquitter de frais liés à une éventuelle maintenance annuelle, ce qui peut s’avérer économique par rapport à une solution cloud.
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